BÂTARD
Prologue
Un jour…
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J'ai croisé le chemin de la Colère,
De la Grande Colère,
Celle de l'enfance volée,
Celle de l'amour bafoué,
Celle des talons qui refusent de claquer,
Celle qui te donne envie de cogner,
Alors, tu cognes,
À la vie, à la mort, sans vergogne
Mais les murs sont plus forts que toi,
Ils te regardent crier comme un putois
Et du haut de leur suffisance
Se moquent de ton impuissance.
Les poings ensanglantés,
Tu recules… dégoûté, écœuré.
Mais face à ta conscience qui te regarde,
Pas question de baisser la garde.
Tu attends seulement le creux de la nuit
Pour retrouver la force de l'envie.
Et là, tu confies ta douleur aux étoiles
Qui dansent dans la toile.
C'est alors que l'une d'elles,
La plus belle,
S'accroche à ton âme
Pour écouter ton enflamme.
Et au petit matin, sans plus d'amertume
Tu choisis ta plus belle plume,
Celle que tu as toujours gardée
Dans le creux de ton intimité.
Et, tel un oiseau sur sa branche,
Tu te laisses emporter
Sur la rive d'une page blanche
Pour crier ta Vérité
Alors, le crissement de ta plume sur le vélin
Te fait découvrir le doux mystère de l'écrivain.
Un jour…
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